L’Etat congolais est hébété de la difficile maîtrise, et des effectifs en augmentation, et partant des dépenses inhabituelles auxquelles elle fait continuellement face. Comment pareille situation pourrait-elle être stoppée lorsque l’on sait que, certains services, nouvellement créés, pour voir l’indice baremique de leurs salaires, être revus à la hausse sont prêts à se plier aux exigences des Services de la Fonction publique chargés de la paie? Tel est le cas d’un service spécialisé du ministère de l’intérieur, dont un DIrecteur chef de service a vu son salaire en 2024, aller en flèche de 800.000FC à près de 4.000.000Fc et le huissier de 150.000FC à 800.000FC, à la seule condition d’accès à ce barème imposé par un responsable au service de paie, de voir ledit service du ministère de l’intérieur, accepter de recruter 5 de ses enfants déjà alignés sur ce barème proposé. Qui plus est, ce, ledit barème inconnu des hiérarchies respectives, si ce n’est sur arrangements, a été alignée, non pas comme prime, mais plutôt comme base salariale. Comme si cela ne suffisait pas, ce service bénéficiaire de ces avantages indus, est en passe d’obtenir une prime qui est censée être supérieure à la base salariale qui ferait baver tout autre fonctionnaire. Les plaintes et gémissements du gouvernement de la RDC,
nonobstant les efforts qu’il fournit dans la maîtrise des effectifs des agents publics, la masse salariale dans l’administration publique ne peut continuer d’augmenter.
En près de mois de l’année en cours, le Gouvernement congolais a dépensé 3.737,5 milliards de Francs congolais (CDF), soit 1,3 milliards de dollars, au taux de change actuel fixé par la Banque Centrale, pour le paiement des agents publics et fonctionnaires de l’Etat.
D’après des sources concordantes, la question de la masse salariale en République Démocratique du Congo (RDC) a été au cœur de plusieurs tractations avec des partenaires financiers internationaux.
La masse salariale a été réajustée à 7.128 milliards de Francs congolais (CDF) pour l’exercice budgétaire 2023, en vertu de l’accord conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI).
Cependant, il y a eu un accroissement de la masse salariale des agents publics de l’État, évalué à 310 millions de dollars américains, ce qui a suscité l’indignation du FMI.
Le Premier Ministre sortant, Sama Lukonde, a affirmé, lors du dépôt du projet de budget 2024 à l’Assemblée nationale, que son équipe était engagée à poursuivre la maîtrise de la masse salariale, tout en assurant l’amélioration des conditions salariales des fonctionnaires.
En clair, bien que le Gouvernement affirme vouloir maîtriser la masse salariale, il semble y avoir une tendance à l’accroissement de cette dernière, ce qui suscite les préoccupations des partenaires financiers dont le Fonds Monétaire International (FMI) et nécessite une gestion rigoureuse des effectifs de la Fonction publique.
L’Inspection générale des finances (IGF) a révélé, l’année dernière que le quart du fichier de paie des fonctionnaires de l’État de la RDC est composé de faux agents, doublons et agents fictifs. Ces irrégularités entraînent une perte de plus de 700 millions de dollars chaque année pour l’État.
Dans son rapport, l’IGF a indiqué que ce fichier est constitué de 145.604 agents payés avec des numéros matricules incorrects, fantaisistes ou fabriqués.
Ils sont au nombre de 53.328 agents, ces agents ayant plusieurs numéros matricules. 93.356 agents partageant un même numéro de matricule avec d’autres agents. 43.725 agents payés sans que leurs noms ne figurent sur les listes déclaratives de leurs services d’origine. Et 961 agents chargés du traitement de la paie travaillant pour plusieurs ministères.
La MIAO




