Est-ce qu’il s’agit des manœuvres visant la delocalisation de la société égyptienne Samcrete vers un autre site éloigné de Mbuji-Mayi qui resurgissent au travers cette correspondance de l’inspection générale des finances (IGF) à la Sofibanque pour suspendre un mouvement des fonds à décaisser ordonnés par le Fonds de Promotion de l’Industrie(FPI), avec en conséquence l’alourdissement du retard sur les travaux? En effet,l’Inspecteur Général des Finances chef des services, Jules Alingete a, à travers une correspondance adressée au Directeur général de Sofibanque, demandé, même pas la suspension, mais plutôt l’annulation urgente du paiement de 27.000.000USD soit (dollars américains vingt-sept millions) destinés à l’entreprise égyptienne SamCrete Engineering. Société chargée de l’exécution des travaux de construction de la route nationale N°1, comprise entre Mbuji-Mayi-Kananga.
Sans motiver sa décision, le gendarme financier de la RDC a insisté sur l’urgence de la surséance de cette paie, ordonnée il y a peu par le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), qui finance ces travaux. « Je vous prie de réserver à la présente le bénéfice de l’urgence », peut-on lire dans ce document.
Les sources locales rapportent que, depuis que la société Samcrete a lancé les travaux voilà plusieurs mois, travaux censés être terminés sur la route nationale N°1 en fin décembre prochain, le rythme d’avancement est déplorable. L’allure imprimée à ces travaux n’incite pas à l’optimisme quant au respect de l’échéancier dans la livraison proprement-dite de l’ouvrage. D’autant que rien ne serait réalisé. Et de commenter que
« sur le terrain, les travaux sont presqu’à l’arrêt. Seuls quelques kilomètres de la route ayant reçu le géotextile sur les quarante-cinq (45) qui doivent être asphaltés pour cette première phase », ajoutent les mêmes sources .
Les dessous des cartes de vrais enjeux dans ce sulfureux dossier
Les analystes et investigateurs économiques estiment que l’entrée en lice de l’IGF avec effet immédiat d’annulation du décaissement ordonné par le FPI, s’apparente à un félin qui voyait de loin un gibier sous poursuite d’autres rapaces, et le parachève en étreignant entièrement au coup. Voilà quelques mois, Samcrete avait reçu, sur ordre du ministre des ITPR, Alexis Gisaro, par le biais d’une correspondance du gouverneur éjecté de la Province du Kasaï Oriental, Kabeya Matshi Abidi, exigeant l’arrêt immédiat des travaux sur la RN1. Tout intimant à Samcrete de délocaliser son matériel vers un autre site à une soixantaine des km de la ville de Mbuji-Mayi. Le dessous des cartes, c’est le fait qu’ une société locale de construction, qui aurait été soudainement créée pour le besoin de la cause, devait remplacer Samcrete sur la RN1. Cette fois-là, avec le financement de la Banque Africaine de Développement (BAD). Fonds qui était à rechercher. Le FPI, tout en sachant les difficultés éprouvées par Samcrete dans l’acheminement des engins spécialisés jusqu’au chantier, vu l’enclavement de la ville de Mbuji-Mayi, a continué à faire foi dans cette société égyptienne. Cette entrée brutale de l’IGF, signifierait-elle que Jules Alingete a finalement souscrit au financement de la BAD dans lequel les enjeux louches et loufoques voilent la réalité dans ce dossier. Les vérités cachées de cette irruption de l’IGF, à moins qu’il ne soit aveuglé, surgit comme un joueur en temps de prolongation d’un match de football en train de tirer à sa fin. Les vrais enjeux, c’est donc l’argent attendu de la BAD qui serait déjà redistribué entre les maillons de la longue chaîne. La malheureuse conséquence dans cette suspension, voire annulation de la créance, c’est le retardement, cette fois-ci voulu, des travaux. Chauffé à blanc par les ennemis de la vision de Félix Tshisekedi, ce, à quelque deux mois de la tenue du scrutin, Jules Alingete se serait-il fait tomber tête baissée dans un traquenard des chercheurs de l’or? En gestionnaire pointilleux, le DG du FPI ne pouvait avoir décaissé des fonds pour des bagatelles ou sans s’être assuré de l’utilisation immédiate. Devant de vaines tentatives pour voir Samcrete arrêter les travaux, les ennemis du slogan dans la vision du Chef de l’Etat »le peuple d’abord », ont vite fait de court-circuiter, en faisant recours à l’homme fort du moment , l’IGF, pour priver des moyens Samcrete . Preuve à cela, Jules Alingete, aphone, s’est privé d’expliciter ce qui est à la base de l’annulation du décaissement. On le saura davantage sur ce dossier qui s’annonce brûlant et plein de rebondissements.
Rédaction LaM 0811842564
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