Au regard de l’inauguration par le Chef de l’Etat Félix TSHISEKEDI Tshilombo d’une flotte de 22 voitures, 100 wagons porte-containers et 4 vedettes , à Lubumbashi, pour le compte de la plus grande entreprise ferroviaire de la République Démocratique du Congo (RDC), constitue sans nul doute un signal fort que la Société Nationale des Chemins de Fer au Congo(SNCC), cette l’ancienne épine dorsale de l’économie congolaise en allant de la partie Sud au centre du pays, est en train de se relever de sa longue chute de plus des trois décennies. Quoi de plus certain qu’en attendant l’aboutissement du plan de modernisation du réseau ferroviaire national, la RDC renforce les capacités opérationnelles de l’autorité en charge de ce service public. D’après la source, ces véhicules acquis au profit de la SNCC seront déployés sur le réseau ferroviaire national. Ils devraient être complétés par d’autres locomotives figurant sur le carnet de commande de l’entreprise.
Cette nouvelle flotte marque une rupture avec plusieurs décennies d’exploitation d’un parc de trains réduit et vieillissant, d’après Fabien Mutomb Kan kato, Directeur Général de la SNCC. Selon lui, excepté quelques wagons achetés d’occasion en 2006, les derniers renouvellements des véhicules ferroviaires remontent à il y a plus de 30 ans, avec l’acquisition de wagons neufs en 1984 et en 1988.
L’agrandissement du parc de trains constitue une étape majeure du plan gouvernemental visant la modernisation du transport ferroviaire national, actuellement caractérisé par un ralentissement d’activité et un désintérêt des usagers. En cause, le vieillissement des infrastructures et l’insuffisance de matériel, à quoi s’ajoute la récurrence des déraillements et autres accidents entrainant souvent plusieurs décès et blessés.
Pour le moment, les nombreux accords signés avec plusieurs bailleurs n’ont toujours pas abouti au démarrage des travaux de reconstruction du réseau de chemins de fer, vieux de l’époque coloniale. Rédaction/ La MiAO.CD 0811842564





